Kristen, une jeune femme arrêtée par les autorités alors qu’elle incendiait une maison, se voit placée dans un asile spécialisé. Très vite, des phénomènes surnaturels viennent perturber le quotidien des patientes, et l’idée que le pavillon pourrait être hanté s’installe rapidement dans l’esprit de Kristen…
10 ans. 10 longues années qui séparent Ghosts of Mars, la dernière réalisation de Carpenter (si on excepte bien sûr les épisodes qu’il a réalisé dans le cadre de la série Masters of Horror), de The Ward. L’attente en valait-elle la peine ? Le grand maître de l’horreur est-il de retour ? Eh bien, oui et non. Car si le long-métrage parvient à se hisser parmi les meilleurs films d’angoisse de cette année (en même temps c’est pas très difficile !), on ne peut qu’être déçu devant le manque flagrant d’audace et d’implication de la part de Big John, qui d’ailleurs n’officie ici qu’en tant que réalisateur. Oubliez la réalisation chère à Carpenter, ou bien encore la musique composée par ses soins, et qui contribue en grande partie à l’ambiance de ses précédents films. Il n’y a rien de tout ça ici ! Si niveau réalisation il n’y a rien à reprocher au monsieur, on ne parvient malgré tout pas à retrouver la patte du réalisateur qui a permit à des œuvres telles que Halloween, Le Prince des Ténèbres, ou encore L’antre de la Folie de marquer les esprits. Autre point négatif : le scénario ! Bien qu’il n’ait pas été écrit par Carpenter lui-même, il n’en reste pas moins linéaire et sans réelles surprises. Le film se contente en effet de déambuler dans les couloirs déserts de cet hôpital psychiatrique en compagnie de l’héroïne principale (interprétée avec talent par la plantureuse Amber Heard) en quête de réponses et surtout d’un moyen de s’échapper de cet endroit dont elle n’a pas sa place. Autant dire qu’on s’ennuie ferme par moments, d’autant plus qu’on assiste à au moins trois tentatives d’évasion (si ce n’est plus) qui finissent toutes par avorter. Dans le genre frustration on ne peut pas faire mieux !
Heureusement, les apparitions fantomatiques sont là pour éveiller notre intérêt. Même si celles-ci sont peu fréquentes et font usage principalement de musiques tonitruantes pour nous faire sursauter, elles sont toujours réussies et parviennent à nous effrayer. De ce côté-là, Carpenter ne nous déçoit pas ! Qui plus est, le film reste de très bonne facture et bénéficie d’un classicisme qui est le bienvenu à une époque où les effets de shaky cam pullulent sur nos écrans depuis quelques années. Carpenter fait preuve d’une certaine ingéniosité dans certains de ces plans et parvient à rendre réellement inquiétant le service où sont enfermées nos jeunes héroïnes (The Ward en anglais). Héroïnes toutes magnifiquement interprétées par de jeunes actrices en devenir et que l’on a déjà pu apercevoir sur grand écran auparavant : Danielle Panabaker (Vendredi 13, The Crazies), ou bien encore Lindsy Fonseca (la petite amie du héros de Kick-Ass). Mais celle qui tire le plus son épingle du jeu est assurément Mamie Gummer (fille de Meryl Streep), qui est particulièrement convaincante dans le rôle de cette jeune femme un peu loufoque ! Petit mot également pour le final qui, s’il n’est pas très original, est assez bien amené et risque d’en surprendre plus d’un.
Si Carpenter nous revient, avec The Ward, en petite forme en comparaison avec le reste de sa carrière, il nous prouve cependant, ainsi qu’à la majorité des réalisateurs de films d’horreurs actuels, qu’il reste l’un des maîtres du genre que nous affectionnons. Plus thriller fantastique que véritable film d’épouvante, The Ward vaut la peine d’être visionné, même si les fans du réalisateur risque d’être déçu par le produit finit. Mais il reste 100 fois plus fréquentable que son nullissime Piégée à l’intérieur (Pro-Life en VO), qu’il avait réalisé 5 ans plus tôt pour le compte de la série des Masters of Horror ! Espérons seulement que le prochain film de John Carpenter, Darkchylde, soit plus personnel et nous apporte le VRAI retour du réalisateur !
INTERPRETATION:
ANGOISSE:
HISTOIRE:
AVIS PERSONNEL:
Moongaze Ginji
Nombre de messages: 7114 Age: 28 Localisation: derrière un ordinateur. Date d'inscription: 03/09/2008
Merci de cette fort belle chronique qui manquait ^^ Concernant ce que tu dis je suis ps trop surpris. Carpenter se fait vieux mais qu'il arrive encore à excercer - et tant pis si c'est moins que ces précédents films - il en restera toujours je pense un réal au-dessus du panier en terme de réalisateurs de films de genre. C'est toujours mieux que les barils de lessive de la franchise Saw ou autre truc formaté au possible non ? J'ai hâte de le voir malgré tout ;)
Chronique(s) à venir : Paprika
Pierre
Nombre de messages: 5214 Age: 21 Localisation: Pas De Calais Date d'inscription: 13/07/2008
Darkchylde, soit plus personnel et nous apporte le VRAI retour du réalisateur !
Sachant que c'est tirer d'un comic-book, c'est moins sûr lol
Donc vu hier soir, j'ai plutôt bien apprécier le retour de Carpenter à la réalisation classique comme je les aimes, mais le manque d'audace et de surprises se fait sentir et on se retrouve devant un film qui n'invente rien
Spoiler:
et ce n'ai pas le final qui à déjà été vu ====> Shutter Island
, reste Amber Heard magnifique....
Prochaines Chroniques: ???
salem's lot
Nombre de messages: 673 Age: 23 Localisation: France, Seine et Marne Date d'inscription: 02/08/2010
Rohh c'te honte, je savais même pas que Darkchylde était tiré d'un comic, lol Bon après le fait qu'un film soit tiré d'une autre oeuvre n'empêche pas le réalisateur d'apposer sa patte au film. Wait and See!!!
Manu2853
Nombre de messages: 9653 Age: 26 Localisation: Dijon Date d'inscription: 03/09/2008
Eh ben!!! Je me demande bien qui il va choisir pour incarner l'héroïne! Est-ce qu'on a des news à ce sujet?
Pour en revenir à The Ward, même si le final a déjà été fait auparavant et n'est pas du tout original, je trouve qu'il est quand même bien amené et est assez imprévisible. Du moins pour moi, j'avoue que je ne l'avais pas vu trop venir, même si je m'en doutais un peu vers la fin.
Quand au fait que le film soit moyen, on peut quand même reconnaître au réalisateur de proposer des scènes d'angoisse efficaces! Je pense notamment à la scène de lobotomie forcée qui est très bien faite et qui donne des frissons!
Manu2853
Nombre de messages: 9653 Age: 26 Localisation: Dijon Date d'inscription: 03/09/2008
Une belle déception pour moi...Alors qu'il y avait vraiment matière à faire quelque chose de réussi, notamment avec l'ambiance si particulière de l'asile, Carpenter livre un produit ultra-formaté et surtout très loin de ce qu'il donne habituellement, au point de ne jamais se rendre compte qu'on est vraiment devant un de ses films.
C'est surtout hyper paresseux (ça ne cherche à instaurer aucune ambiance, ça multiplie les "jump-scares" douteux", et la fin se voit venir de très loin), au point de se demander si Carpenter ne donne pas par moments dans la caricature...jusque dans le look de son fantôme, franchement ridicule...
Agarwen Sawyer Infecté Niv°1
Nombre de messages: 38 Age: 20 Localisation: Couiza(11) Date d'inscription: 20/04/2012
Sujet: Re: THE WARD [2011] Sam 21 Avr - 11:53
j'ai vraiment adoré se film, mais je m'attendais vraiment à autre chose quoi...
Spoiler:
Le ''fantôme'' est sympa mais le faite que ça n'en soit pas un
je trouve ça vraiment dommage =/ enfin bon sinon dans l’ensemble j'ai bien aimer ^^
Dernière édition par Agarwen Sawyer le Sam 21 Avr - 13:53, édité 1 fois
Pierre
Nombre de messages: 5214 Age: 21 Localisation: Pas De Calais Date d'inscription: 13/07/2008