Réalisation : Nacho Cerda
Scénario : Karim Hussain et Nacho Cerdà
Avec : Anastasia Hille, Karel Roden, Carlos Reig, Valentin Ganev, Paraskeva Djukelova, Kalin Arsov, Svetlana Smoleva, Anna Panayotova,
Marie, productrice de cinéma américaine, retourne dans son pays natal, la Russie, où le cadavre de sa mère a été retrouvé dans des circonstances étranges. Elle ne l'a jamais connue, ayant été adoptée et emmenée aux Etats-Unis à la naissance. Le seul indice dont elle dispose est une ferme isolée, abandonnée dans les montagnes, qui appartenait à ses parents naturels.
Marie hérite du lieu, mais personne ne veut l'y conduire car une superstition locale prétend que l'endroit est... damné. Un seul homme est prêt à s'embarquer pour un voyage aussi long et dangereux... Un inconnu qui, étrangement, semble en savoir beaucoup sur son histoire... Une fois sur place, le mystérieux guide disparaît, obligeant Marie à explorer seule le site abandonné.
Elle y retrouve un homme appelé Nikolaï, qui prétend avoir été attiré ici exactement de la même manière, afin de découvrir également la vérité sur son passé...

C'est avec grand plaisir que je vais parler de cette œuvre aux petits oignons, livrée par un réalisateur de talent il faut bien le dire Nacho Cerda dont cette première adaptation cinématographique, relevant de l'inventivité pur et simplement jouant sur le caractère (fortement accru) des personnages, est un voyage dans le futur nous rappelant milles et une saveur, la ou des génies tels que Fulci, Bava, Argento excellés dans leur temps.
Une aventure s'est profilée en nous amenant dans une forêt reculée la nuit, à nous de découvrir ce qui se passe à nos risques et péril ....
Pour faire simple une femme retourne dans son pays d'origine, pour y chercher des réponses à des questions obscures concernant sa mère.
Mais elle est loin de savoir ce qui se trame la bas, un homme va l'emmener sur ce lieu abandonné ou règne une atmosphère pesante.

Si l'on commence par évoquer les personnages choisis justement, (dans le sens ou ils apportent une valeur sure au long métrage) ils ne sont pas inconnus et sont parfaitement à l'aise dans leur rôle, ainsi dans son interprétation Anastasia Hille (actrice de théâtre donc) nous renvoie une image travaillée, glaciale, terrorisée tout ceci étant bien sur en rapport direct avec l'atmosphère qui y règne.
Karel Roden (ayant joué dans 15 Minutes, Blade II, Hellboy entre autres) quand à lui nous donne l'impression de quelqu'un de froid, timide, austère, questionné lui aussi comme Anastasia sur son passé tragique apportant un profil vraiment complémentaire à l'histoire de Cerda.
On remarque qu'au fur et à mesure que le film avance, une complicité s'installe entre les comédiens, même si l'hésitation se fait sentir au début dans la première scène ou l'actrice rentre dans la maison et crois voir une apparition fantomatique suite à une exploration (si l'on peut appeler ça comme ça), qui va la conduire droit à un fleuve ou elle va manquer de se noyer (étant prise de peur par ce qu'elle a vu).
Xavi Giménez le directeur photo nous livre un travail impeccable jouant sur les couleurs avec beaucoup d'intention (à savoir qu'il a travaillé sur La Secte Sans Nom, Intacto, Fragile, Darkness).
Et pour finir la bande son est vraiment prenante, glaçante à vivre donc sur un 5.1 obligé (ce qui n'a pas été le cas pour moi malheureusement),
nous mettant dans l'embarras, sueurs froides et sursauts garantis.

Du point de vue scénaristique il n'y a pas grand chose à dire, j'ai trouvé cela très bon évidemment le film étant quand même beaucoup axé sur les personnages sur le ton psychologique et émotionnelle ce qui m'a beaucoup plu, on sent vraiment une bonne intention sur le film ça n'a pas était bâclé c'est ça qui est le plus important, prendre son temps et faire les chose ne pas se précipiter pour remplir les salles de cinéma.
Ceci pouvant être valable pour pas mal de films évidemment mais j'avais envie de le dire pour celui ci.
L'atmosphère est elle aussi un point capitale de cette œuvre, me laissant penser que l'espagne est vraiment une étoile montante du cinéma de genre et ça serait dommage que ça s'arrête maintenant.
Les effets spéciaux sont quand à eux remarquables d'efficacité, et nous flanquent la chair de poule en les voyant.
Donc juste un conseil ne passez pas à côté de ce film qui vaut surement plus que ce l'on peut dire dessus







